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Quels sont les différents types de thé?

Mis à jour : févr. 20

Tous les thés proviennent du théier ou Camellia Sinensis (nom scientifique).

Les types de thé sont issus des bourgeons et/ou des feuilles qui sont récoltés. Durant les phases de récolte, la cueillette pourra être plus ou moins fine et les meilleurs thés seront obtenus par la cueillette des bourgeons (ou Pekoe) et des toutes premières pousses (1ère et/ou 2ème feuilles qui suivent le bourgeon).


Les différents types de thé se distinguent par le niveau d'oxydation qu’auront subies les feuilles de théiers pendant le processus de fabrication.

Les feuilles prendront alors une couleur de plus en plus sombre en fonction du degré d’oxydation. Cela donnera naissance aux différentes variétés de thé avec une couleur, des arômes et des vertus qui leurs sont propres.


Les types de thés sont classés de la manière suivante (du moins oxydé au plus oxydé):

  • Thé Vert (Non-oxydé)

  • Thé Blanc (Très faible oxydation, environ 12%)

  • Thé Oolong ou "bleu-vert" (Semi-oxydation, pouvant aller jusqu’à 70%)

  • Thé Noir (Oxydation complète)

  • Thé fumé (Thé noir donc oxydation complète)

Vous entendrez aussi souvent parler de Thé Rouge ou rooibos, qui n’est pas issu de feuilles de théiers mais d’un arbuste sud-africain appelé Aspalathus Linearis. Il est naturellement sans théine.


Nous ne parlerons pas ici des tisanes ou infusions qui sont des mélanges de plantes, épices et fruits et ne contiennent pas donc pas de théine, c’est ainsi qu’ils sont préconisés le soir.


Mais comment sont fabriqués ces différents thés ?

Le thé vert

Mondialement connu pour ses multiples vertus, notamment ses vertus minceur, le thé vert est un thé non oxydé. Ils sont principalement produits en Chine et au Japon. Le thé vert représente 65 % de la production nationale de thé en Chine et la quasi-totalité de la production japonaise. Il représente un quart de la production mondiale, production réalisée presque totalement par la Chine. Ce thé, excellent pour la santé, est de plus en plus populaire dans le monde. Toutefois, ce thé vert est relativement fragile et doit donc être consommé assez rapidement après sa fabrication.

Après la cueillette, les feuilles subissent l'étape de ta torréfaction à une température d'au moins 100 °C afin d'éviter ce qu'on appelle la réaction enzymatique d'oxydation. Pour l’effectuer, la feuille est chauffée à haute température pendant un temps relativement court (jusqu’à 5 minutes).

Les feuilles sont ensuite roulées ou pliées pour leur donner des formes aussi différentes que des bâtonnets, des boules ou des torsades. Enfin, la dernière étape est le séchage. Plusieurs techniques peuvent être utilisées pour le séchage des feuilles : la technique chinoise utilise des bassines en cuivre alors que la technique japonaise utilise de la vapeur. Les thés ainsi obtenus sont très différents. Il faut savoir qu'aujourd'hui, le thé vert est disponible dans plus de 1 500 variétés dans le monde et l’infusion obtenue est vert pâle ou jaune clair.

Les thés verts les plus connus sont :

· Le gunpowder (chinois)

· Le gyokuro et le sencha (japonais)


Le thé blanc

Trouvant ses origines et principalement produit en Chine, le thé blanc subit très peu de transformations après sa cueillette doit principalement son nom à l'apparence de ses feuilles et de ses bourgeons recouverts d'une sorte de duvet légèrement argenté. Il se caractérise par une récolte très minutieuse effectuée manuellement quelques jours par an. La récolte ne touche seulement que les bourgeons terminaux, et les plus jeunes pousses. Après la cueillette, le thé est étendu à l’air libre pendant plusieurs jours pour que le dessèchement des feuilles soit suffisant : cette étape est appelée le flétrissage et permet son oxydation progressive de manière naturelle et donc une augmentation des composants aromatiques et de la théine. Elles passent ensuite au four, à une température de 100 °C. Cette seconde étape dénommée dessiccation a pour but de stopper l'oxydation. Très peu transformé, le thé blanc présente une forte teneur en antioxydants, en polyphénols et en vitamines. Pour éviter de chasser son parfum assez subtil, il est préférable de le préparer avec une eau à faible température. Leur infusion est très pâle. Les thés blancs les plus connus sont :

· Le Pai Mu Tan

· Le Yin Zhen

· Le thé blanc d’Anji


Thé oolong

Également connu sous l'appellation de thé bleu-vert, le thé Oolong est semi-oxydé, Ce procédé de fabrication, qui donne naissance à ce type de thé, est vieux de près de 300 ans. Ne bénéficiant que d'une oxydation partielle, il se trouve à mi-chemin entre le thé noir ayant subi une oxydation complète, et le thé vert non oxydé. Une fois cueillies, les feuilles sont mises à flétrir au soleil pendant 4 heures avant d'être disposées dans une pièce humide et fraîche. Cette étape du flétrissage est répétée deux fois. Les feuilles sont ensuite brassées dans une pièce chaude et humide. Dès que le degré d'oxydation est atteint, elles passent immédiatement à l'étape de la torréfaction à une température élevée pouvant atteindre 200 °C. Elles sont ensuite roulées puis séchées à une température de 100 °C. Présentant une très faible teneur en théine, le thé Oolong semi-fermenté se boit parfaitement nature ou sucré en soirée.


Thé noir

Plus connu sous l'appellation de thé rouge en Chine à cause de son infusion et de sa couleur, le thé noir est une catégorie de thé aux feuilles entièrement oxydées. Une légende raconte que l’apparition du thé noir aurait pour lieu d’origine un bateau... Au XVIIè siècle, une cargaison de thé vert à destination de l’Europe aurait subi des avaries lors de son transport et le thé serait devenu noir ! Les acheteurs, peu connaisseurs, auraient apprécié le thé et en auraient redemandé. Les thés noirs sont les thés les plus produits et les plus exportés. Une fois cueillies, celles-ci sont immédiatement étalées sur des grilles pour être séchées de manière naturelle. Aujourd'hui, cette étape de flétrissage s'effectue de plus en plus en salle, de manière à ce que les producteurs puissent contrôler le degré d'humidité et la température de la pièce. Les feuilles sont ensuite roulées et criblées, puis disposées sur des tables pour enclencher le processus d'oxydation suivant des conditions de température et d'hydrométrie bien définies. Puis elles sont torréfiées à une température de 100 °C dans le but d'interrompre leur oxydation. Il faut également savoir que le thé noir est disponible dans une large gamme d'arômes. L’infusion obtenue est d’une couleur foncée. Leur liqueur est rouge orange, assez foncée. L’Inde est un grand producteur de thé noir avec notamment les thés Darjeeling (les plus réputés) et les thés d’Assam. Certains thés noirs de Chine sont assez connus comme le Keemun et le Yunnan.


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